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  • : Etudiant à SciencesPo Paris, je reprends depuis quelques jours un blog que j'avais abandonné il y a plus d'un an... Comme mes passions n'ont guère changé, le contenu du blog ne changera guère lui non plus !

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LA LIBERTE GUIDANT LE PEUPLE, par Eugène Delacroix

 

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Ce tableau est l’un des plus connus en France et il est vrai que lorsqu’on se rend au Musée du Louvres, on y trouve toujours un attroupement se pressant autour de la toile. Cette renommée me semble tout à fait cohérent étant donné qu’il est pleinement constitutif de notre histoire et qu’il est simplement magnifique à regarder esthétiquement même pour des yeux non-avertis et amateurs.

                A/ Le peintre :

                Eugène Delacroix est de son vivant déjà l’un des peintres les plus respectés de la France du XIXe siècle. Peintre romantique, il est attiré par les idéaux nationalistes et libéraux que l’on retrouve dans sa toile à travers une symbolique prégnante. Peintre engagé, il associe les actes aux pensées et s’engagera notamment en faveur de l’indépendance de la Grèce jusqu’à la bataille de Navarin en 1827. De cet engagement, on retient sa toile révoltante des massacres de Clio. Cette toile qui l’accompagnera jusqu’à la postérité est de la même veine.

                B/ Le contexte historique :

                Charles X a succédé depuis 7 ans à Louis XVIII et exerce un pouvoir de réaction beaucoup plus fort que son prédécesseur. Que ce soit sous le gouvernement de Villèle, le gouvernement de Martignac, trop modéré et déplaisant autant aux ultras plus royalistes que le roi qu’aux libéraux ou constitutionnels qui s’engagent en faveur de la Charte de 1814 qui accordait les libertés essentielles tout en prétendant « renouer la chaîne du temps », ou le gouvernement Polignac fermement réactionnaire (le marquis étant lui-même un ancien émigré revenu après la Chute de Bonaparte), les acquis de la Révolution sont brimés. Ce sont d’abord les députés qui se révoltent avec l’Adresse des 221 qui réclame une correspondance entre la majorité à la Chambre (à cette époque libérale) et la formation du gouvernement (à cette époque ultra). Le roi répond à cela par quatre ordonnances et les barricades se dressent le lendemain dans la capitale contre ce régime trop réactionnaire : ce sont les Trois Glorieuses ou la Révolution de Juillet. Durant cette révolution, libéraux favorables à la monarchie, orléanistes soutenant le roi Louis-Philippe et républicains en petit nombre se disputent la place à prendre. Fortement républicain, Delacroix peint cette révolution et c’est avec virtuosité qu’il nous offre son interprétation.

                C/ L’œuvre :

                Gigantesque par sa taille (plus de 8 mètres carrés), le peintre utilise de nombreux symbole. Le plus marquant est bien entendu celui de la Liberté, figure future de la Marianne avec son bonnet phrygien, son drapeau de paix qui mêle le blanc, couleur de la royauté, au bleu et au rouge, couleur de la capitale et qui représente plus largement la paix dans l’acquis des libertés. Plus symbolique encore, les deux personnages à sa droite qui représente l’union du peuple et de la bourgeoisie contre la monarchie de Charles X.

                Dans sa dynamique, le peintre représente cette révolution sous un angle mélioratif et dans le sens d’une continuité (le mouvement va logiquement de gauche à droite) et d’un progrès (il va vers l’avant avec des personnages fiers). Dans ses teintes, il reprend la logique romantique avec une fusion de couleurs chaudes orientales qui rappellent ses peintures grecques.

                D/ Avis Personnel :

                Au-delà de toute interprétation, ce tableau m’inspire tout simplement par sa grandeur et sa beauté. Sa symbolique de combat pour la liberté ne fait que renforcer la force de l’ensemble.

Dimanche 23 mars 2008
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par Lord Vega publié dans : Arts ( Peinture, Sculpture, Architecture, Musique)

 BUGATTI ROYALE, COUPE NAPOLEON



            Scandale ! Une voiture, odieuse invention matérialiste de l’homme, dans la catégorie art ! Et bien oui… Promis, je ne le ferais qu’une fois mais je considère que cette fameuse Bugatti de la série des T 41 ( la série des Bugatti dites « Royales » ) mérite amplement d’être qualifiée d’œuvre d’art. Tout n’est que finesse et travail. Cette automobile est visible au musée Schlumpf, en Alsace, à Mulhouse.
             Le bouchon de radiateur de la Royale d’abord est une sculpture en bronze inspirée d’un éléphant du zoo d’Anvers et sculptée par Rembrandt Bugatti, le frère du constructeur automobile, grand sculpteur animalier. A la base, cette sculpture était unique et Fritz Schlumpf y tenait tant qu’il ne s’en séparait qu’en de très rares occasions pour le mettre sur l’une des « Royales » du musée. Finalement, le précieux pachyderme en bronze de 19 cm de hauteur a été à la mort de Fritz définitivement apposé sur le bouchon de la T 41 Coupé Napoléon. Le bouchon de radiateur seul pourrait donc me permettre de qualifier la voiture d’œuvre d’art mais cela ne s’arrête pas là.
             L’intérieur recèle également quelques précieux trésors. Les tissus des sièges utilisés sont de la soie de grande qualité, évidemment cousue main et le travail d’ébénisterie à l’intérieur de la cabine est absolument remarquable. Le détail va même comme sur certaine Rolls-Royce à utiliser des boutons d’ivoire pour les poignées de porte !
              Esthétiquement, les formes sont harmonieuses, la ligne est sans accrocs et l’ensemble oscille entre la puissance et la finesse, entre la robustesse et la légèreté. Le moteur est un puissant V.12 de plus de 400 chevaux ce qui était également extraordinaire à l’époque de sa construction. Appelé familièrement la voiture du « patron » ( Ettore Bugatti, fondateur de la marque s’en était fait sa voiture officielle ), la T 41 est considéré comme le plus grand des joyaux automobile et elle est encore considérée comme l’automobile la plus chère du monde.
               Toutefois, n’escomptez pas l’avoir pour aller faire vos courses car elle est classée et n’est donc point à vendre… Exposée au musée Schlumpf dans la salle des Voitures de Légendes, ce coupé Napoléon semble prendre le pas sur toutes ses concurrentes. En arrivant près de son lieu d’exposition, on ne peut qu’être subjugué par l’étonnante beauté de cette voiture. Chaque détail est un objet d’art et ceux qui disent que les objets n’ont pas d’âme n’ont jamais eu aussi tort !

Mercredi 17 mai 2006
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par Lord Vega publié dans : Arts ( Peinture, Sculpture, Architecture, Musique)

LES QUATRE SAISONS par A.Vivaldi

          Tout d'abord il me semble important d'apporter quelques précisions à la version que j'ai choisi pour présenter ce magnifique concerto des Quatre Saisons d'Antonio Vivaldi.... Etant mon oeuvre musicale de référence, j'ai écouté de nombreux enregistrements différents ( c'est l'oeuvre la plus jouée avec quelques centaines d'enregistrements différents ), joués par de nombreux orchestres différents et il en est ressorti que cette version de l'English Concert représenté par le grand Trevor Pinnock est celle qui restitue au mieux la puissance de la musique de Vivaldi.
           La musique de Vivaldi, j'en suis tombé amoureux il y a quelques années maintenant et jamais depuis je ne m'en suis lassé.... Ce concerto des Quatre Saisons considéré par beaucoup comme son meilleur concerto et comme le meilleur concerto tout compositeur confondus est en effet une plongée dans la puissance de notre monde, un voyage à travers les saisons, porté par la mélodie des violons.... Si la plénitude peut être atteinte sur cette terre, c'est bien à l'écoute de cette musique.
          Ce concerto est une bonne amorçe en général pour ceux qui comme moi encore peu expérimentés veulent davantage connaître la musique classique. Il s'agit là d'une oeuvre très ouverte et grâce à laquelle chacun de nous peut s'identifier.... Sur les Quatre Saisons, chacun peut trouver celle qui lui convient, celle qui convient à son humeur du moment, à son caractère plus en général. Pour ma part, j'apporterais une mention spéciale à la partie du Printemps qui, cela est surement dû à mon âge encore jeune, parvient le plus à me transporter hors de la gravité terrestre, des futilités du monde qui nous entoure.... Inutile de partir très loin pour trouver de l'évasion, Vivaldi vous donne le remède : 40 minutes de beauté, de volupté naturelle que vous ne pourrez jamais trouver autre part.
           Ne cherchez ni folie, ni exubérance, d'autres ont su l'apporter. Mais si vous êtes sensibles à la beauté des timbres, à la justesse de l'interprétation, à l'implication harmonieuse de chaque accords, de chaque tressautements, c'est cette incontournable musique qu'il vous faut écouter....

Vendredi 12 mai 2006
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par Lord Vega publié dans : Arts ( Peinture, Sculpture, Architecture, Musique)

LE JOCONDE par L.De Vinci

         La première question que je me suis posé en créant cette nouvelle catégorie dédiée aux arts, c'est quel serait mon premier article à ce propos. Puis, la réponse m'est venue comme évidente, il me fallait commencer par l'oeuvre la plus connue en ce domaine : la perle des perles artistiques, La Joconde du maître Leonard de Vinci...
        Autant le préciser de suite, je n'ai aucune compétences artistiques et je n'essayerais donc pas de faire une analyse professionnelle de l'oeuvre. Je préfère donner mon sentiment par rapport à l'oeuvre, ce qu'elle m'a évoqué, si elle m'a ou non impressionnée. Je ne mettrais donc ici que des oeuvres que j'ai pu voir de mes yeux et La Joconde est en cela un bon commencement puisque je suis allé au Louvre il y a peu.
       Ce jour-là, nous avions décidé de faire la partie Renaissance Italienne. Avant d'accéder à la salle de Mona Lisa, j'ai donc pu me délecter devant les oeuvres de cette époque et constater encore une fois l'incroyable densité de toiles dans ce magnifique musée du Louvre.... Sur quelques pans de murs se retrouvaient des trésors les uns à côtés des autres alors que chacun de ces tableaux aurait pu suffir à garnir un musée entier... Une toile m'impressionna tout particuliérement ( et je pense qu'à ce propos je ne suis pas le seul), il s'agit des Noces de Cana, immense tableau de plusieurs mètres, où chaque détail apparait comme parfait et qui donne une impression oppressante de majestuosité et de prestance. 
      J'avançais ainsi peu à peu dans l'immense allée, m'extasiant devant chaque tableau, devant chaque détail jusqu'à parvenir à cette petite salle sur la gauche où un flot ininterrompu de visiteur se pressait ignorant volontairement la foison de trésor qui défilait sur leurs côtés. Sans une certaine émotion, je me décidais donc à rentrer dans la salle et c'est là, pour la première fois de ma courte vie que je vis ce tableau qu'on avait tant de fois décrit, tant de fois expliqué, tant de fois montré....
 
     En face de moi, en plein milieu d'un grand pan de mur nu ( fait assez rare dans le musée ), je vis ce qui m'apparu d'abord comme une vitre avant que je ne comprenne qu'il s'agissait du système de sécurité mis en place autour de ce petit tableau. Face aux Noces de Cana je comprenais l'enthousiasme des foules, mais face à ce si petit tableau, j'eus d'abord quelques difficultés à comprendre le phénomène... Toutefois, très rapidement, je m'aperçu que mes mains étaient en sueur, qu mes jambes grelottaient et je me rendis compte que j'étais vraiment devant Le tableau qui a passionné des générations !
      Encore un peu déçu, je me rapprochais encore davantage.... Il y avait aurtour du tableau un amas de personne incroyable rien que pour s'approcher au plus près de ce petit rectangle de toile, isolé sur un mur entier.... Je crois que cela aussi contribue encore à faire de La Joconde, Le tableau le plus impressionant. Lorsque je fus assez près pour admirer pleinement les traits de Mona Lisa, je compris alors ma stupidité d'avoir un moment douté du bien-fondé de la légende du tableau... Il y a en effet dans cette peinture je ne sais quoi de magique et d'intriguant, mais aussi de tout à fait banal et rassurant. Quand des dizaines de touristes se pressaient pour prendre la photo indispensable à tout bon voyageur de passage dans la capitale, La Joconde continuait de sourire, regardant cette cohue d'un oeil amusé et bienveillant....
      Lorsque je me retrouvais vraiment aux premières loges, j'eus soudain une impression de petitesse face au tableau, une réduction de moi-même par rapport à l'incroyable force qui pouvait se dégager de cette peinture....
       Encore aujourd'hui, lorsque je repense au bref passage devant l'oeuvre de Leonard de Vinci, je suis assailli de question et c'est avec une certaine nostalgie que je me remémore cet instant magique... En fait, si la perfection a un jour été trouvée quelque part, je crois que c'est dans cette peinture sans nul défaut et au pouvoir si immense.... Pour moi, sans conteste, la plus grande oeuvre qu'il ne m'ai jamais été donné l'occasion d'admirer....

Mardi 4 avril 2006
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par Lord Vega publié dans : Arts ( Peinture, Sculpture, Architecture, Musique)

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