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Martin SCORSESE 

               On continue la tournée des plus grands réalisateurs et dans la foulée de Stanley Kubrick, Tim Burton ou Quentin Tarantino, je me dois de présenter l’un des plus grands réalisateurs contemporains qui a été récompensé de l’Oscar du meilleur réalisateur il y a seulement quelques années avec Les Infiltrés. Sa filmographie n’est pourtant pas dénuée de chef-d’œuvre et de talent.

            Depuis son adolescence, Martin Scorsese est mordu de cinéma, fréquente très régulièrement les salles obscures et dévorent tous les films qui lui passent entre les mains. Il souhaite un temps devenir peintre puis même peintre avant d’entamer ses études à l’Université de New York où il tourne ses premiers courts métrages. Les premiers succès vont arriver assez rapidement.
            Le film qui va le faire connaître marque toutes les caractéristiques du style scorsesien. Ce film, c’est le sombre récit de Taxi Driver en 1977. Robert de Niro, pour sa première collaboration avec le grand cinéaste américain, incarne un jeune adulte épris d’une prostituée encore mineure qui se met en tête de tuer l’un des prétendants à l’investiture américaine. Le film est une spirale dans la noirceur de nos sociétés et de l’âme humaine. Son esthétique et son rythme est sans le moindre reproche entre la crête de l’acteur, le taxi immonde qui suit tout le film et les tentatives de faire sortir son pistolet en un geste de bras. Un talent est né et il est repéré et récompensé de la Palme d’Or à Cannes. 
            Son second film indispensable apparaît seulement 4 ans après son premier succès avec Raging Bull. De nouveau, c’est Robert de Niro qui obtient le rôle principal et de nouveau, on retrouve la descente aux enfers, la spirale et le modèle de l’anti-héros assez détestable mais qui transpire de vérité et de force. Le film est sorti en noir et blanc et dupe le monde entier par sa puissance et le choc provoqué.
            Dans un quatrième acte, Martin Scorsese se tourne vers le genre de film qui en fera une référence dans l’histoire du cinéma et une référence en matière de film de gangster. Aux prestations grandioses de Robert de Niro qui reste fidèle à son mentor (il nous offre le fameux et l’inimitable « You’re talking to me ? »), s’ajoutent les jeux démantibulés et complètement incontrôlable mais absolument délectables de Joe Pesci. Ce quatrième acte est celui qui voit la sortie des Affranchis ou de Casino, plébiscités aussi bien par la presse que par le public qui trouve un film à la hauteur de Scarface.
            On a adoré le duo De Niro/Scorsese et on exulte avec le nouveau duo Di Caprio/Scorsese. Trois films parsèment cette nouvelle collaboration : un film biographique mégalomaniaque qui reprend la thématique scorsesienne de la spirale vers le fond, Aviator ; une tranche de l’histoire américaine mais surtout un face à face exceptionnel entre Di Caprio et Daniel Day Lewis, Gangs of New York ; et le retour aux amours anciens du film de gangster avec le remake hongkongais, Les Infiltrés qui permet enfin au réalisateur d’obtenir la récompense ultime de meilleur réalisateur.

              Ce que l’on peut retenir des films de Martin Scorsese tient en quelques points : une collaboration fidèle avec deux acteurs d’exception qui subliment chacun de ses films ; l’idée d’une montée en puissance, en gloire, d’une apogée délicate et d’une descente irrémédiable vers les enfers, la mort ou le déshonneur et l’échec ; un univers très masculin, souvent très virile et même rustre… C’est un cinéma inimitable que l’on espère voir perdurer !

Samedi 29 mars 2008
commentaires (1)    ajouter un commentaire
par Lord Vega publié dans : Acteurs, réalisateurs, personnalités...

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