LE LIVRE DE SABLE, par Luis Jorge BORGES
« Ce livre comporte treize nouvelles. Ce nombre est le fruit du hasard ou de la fatalité _ ici les deux mots sont strictement synonymes _ et n’a rien de magique. »
Auteur argentin peu connu en Europe mais pourtant considéré comme une figure majeure de la littérature du XXe siècle, c’est sans très bien savoir sur quoi j’allais tomber que j’ai ouvert et commencé à lire ce petit recueil de nouvelles. Aujourd’hui, je ne peux dire que je le regrette car lire les nouvelles de Borges, c’est vraiment se plonger dans l’inconnu et découvrir de nouvelles perceptions du monde, découvrir de nouvelles sensations.
L’auteur utilise le quotidien, lui ajoute un brin de rêve, de songe et de fantastique et obtient une mixture que l’on connaît trop peu. Certaines de ses nouvelles sont plutôt difficiles à appréhender mais dans le choix qu’il nous offre, il ne peut y en avoir aucune qui ne nous touche. Dans mon cas, je retiens deux de ces nouvelles qui m’ont particulièrement plus :
· L’Autre : rêvassant sur un banc public, l’auteur qui est ici le narrateur rencontre l’autre, c’est-à-dire lui-même dans une projection dans le futur. La discussion tourne d’abord dans un sens de joute verbale pour tenter de mettre à défaut l’autre et lui montrer qu’il n’est pas vraiment José Luis Borges. L’autre évite chacun de ces pièges et la discussion se tourne alors vers d’autres centres d’intérêt comme la littérature. C’est en y repensant que le narrateur réalise de nombreux anachronismes dans la présentation de l’autre et arrive à la conclusion d’un songe très réel.
· There are more things : il est ici question d’une maison dont la légende rapporte qu’elle a été le lieu d’étranges phénomènes. Curieux, l’auteur tient à entrer dans cette maison puis, se sentant un intrus et ne voulant attendre le retour de l’hôte, il décide de partir. C’est au moment de pose le pied sur l’escalier qu’il entend un bruit. La dernière phrase résume à merveille le style de Borges : « La curiosité l’emporta sur la peur et je ne fermais point les yeux ».
Note Personnelle :
16 / 20
par Lord Vega publié dans : Littérature







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