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ENFANCE, ADOLESCENCE, JEUNESSE par Léon TOLSTOI

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          Au moment de lire ce livre, la question à laquelle je voulais avant tout répondre était la suivante : la littérature de Tolstoï se résumait-elle uniquement à Anna Karénine et à Guerre et Paix qui sont les seuls livres que tout à chacun connaît en général du grand auteur russe. La réponse fut sans appel : non, la littérature tolstoïenne est immensément plus large et mériterait d'être plus largement connue car elle recèle de véritable trésors comme cet ouvrage, l'un des tout premiers écrits par l'homme de Saint-Pétersbourg.
          L'ouvrage est composé de trois parties, Enfance, Adolescence, Jeunesse qui possèdent une réelle cohérence même si l'auteur voulait initialement en rajouter une quatrième qui ne viendra jamais. Ces trois périodes passent en effet les moments les plus essentiels et les plus universels de la période qui nous forge en tant qu'adulte, de la période où nous nous posons les grandes questions, de la période où l'on comprend que l'on aurait aimé ne pas grandir même si certains plaisirs nouveaux se révèlent. Sans aucun doute, les pensées d'un jeune homme racontant sa jeunesse (le récit est proche de l'autobiographie) n'ont guère changée et j'ai personnellement retrouvé de nombreuses pensées, de nombreux raisonnement passés sous la plume de l'écrivain russe.
          Par ailleurs, pour ceux que cela pourrait intéresser (cela me passionne personnellement), on continue à découvrir la société russe du XIXe siècle à travers le regard grandissant de l'enfant : les rapports villes / campagnes, les éltes bourgeoises que n'aiment pas le jeune garçon, les bals (que serait un roman de Tolstoï sans bals !), l'université et le vie estudiantine qui n'a que très peu évoluée...
          Mais au-delà du contenu de l'histoire qu'il faut absolument découvrir, c'est surtout par la qualité de l'écriture que le livre se remarque. J'ai lu quelques critiques qui notait une "écriture encore héistante, l'écriture d'un auteur qui va s'affirmer mais qui ne tire pas encore de son talent tout son potentiel". Clairement, ce livre a la valeur ajoutée de la spontanéité et on y découvre le vrai style Tolstoï, soit une écriture que nul n'a réussi à égaler dans la description des sentiments et des sensations... Ce petit livre est sans nul doute un grand livre et c'est devenu mon livre de chevet inconditonnel aux côtés des Essais de Montaigne...

          Note Personnelle : 19.5 / 20

Lundi 17 mars 2008
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par Lord Vega publié dans : Littérature

THERE WILL BE BLOOD

                                            There Will Be Blood

          Oscarisé et glorifié par la presse, parfois détesté par le public, il y a indéniablement dans cette oeuvre une dimension de cinéma inclassable qui donne plus que toute critique une folle envie de se frotter à ce film qui attise ainsi les oppositions.
           
A/ L'histoire :
           Une grande épopée qui retrace toute une partie de la formidable histoire des Etats-Unis d'Amérique. De la même veine que Gangs of New York qui se préoccupait principalement d'une petite ville et d'une petite partie de l'histoire (l'immigration irlandaise suite à la Grande Famine de 1848, la Guerre de Sécession et surtout les affrontements des bandes dans les ruelles corrompues de New York City), There Will Be Blood se préoccupe quant à lui de la naissance véritable des Etats-Unis comme grande puissance. Plusieurs grands passages de l'histoire américaine s'entremêlent : la conquête de l'or noir bien entendu mais aussi l'exansion ferroviaire, l'aménagement des immenses territoires à l'Ouest, le développement des sectes dérivées du puritanisme et peu à peu le développement d'un capitalisme incontrôlé et incontrôlable... Comme rien ne s'est passé isolément, le réalisateur a l'intelligence de ne pas se concentrer exclusivement sur son sujet de la conquête pétrolière mais d'embrasser tout un pan de l'histoire.
           
B/ La réalisation :
            Sur ce point, rien de bien extraordinaire si ce n'est justement que rien ne choque et donc que la caméra n'est là que pour appuyer un scénario en béton et des acteurs sublimes. Mis à part une musique aggressive parfois difficile à comprendre comme dans la scène d'introduction, la réalisation ne souffre d'aucun manquement grave si ce n'est peut-être un  léger manque d'inventivité qui aurait pu supporter davantage encore la force de la fin. On se trouve là dans le récit filmique de la grande épopée américaine et pour se faire, le réalisateur n'a pas choisi de renouveller les classiques mais de se reposer sur les acquis solides du passé. On remarquera tout au juste une ou deux séquences-plans très longues qui s'insèrent parfaitement dans la narration et qui dénote tout de même d'une maturité affirmée de la part du réalisateur.
           
C/ Les acteurs :
            Que l'on aime ou non le film, on ne peut pas ne pas apprécier la performance de Daniel Day Lewis, justement récompensé d'un Oscar et d'un Golden Globes. Difficile à cerner, difficile à comprendre, homme rustre et délicat à la fois, le personnage de magnat du pétrole lui va comme un gant. Du côté des acteurs, on peut noter la prestation de Paul Dano qui après avoir joué l'adolescent qui a fait voeux de silence dans Little Miss Sunshine, nous campe avec assurance un prêtre complétement possédé et nous offre un jeu qui pousse parfois aux extrêmes et au sur-jeu.
          
D/ Avis Personnel :
          C'est tout bonnement exceptionnel et délectable ! En outre, le réalisater se passe de tout aspect moralisateur et nous laisse apprécier les débuts du capitalisme sauvage tels qu'ils ont été réellement ! Enfin, plusieurs lectures du film sont possibles ce qui est souvent la marque des grands films et pas de doute ici : c'est un chef-d'oeuvre qui vient de naître !
          
E/ Note Personnelle :
          19 / 20

Lundi 17 mars 2008
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par Lord Vega publié dans : Cinema

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