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  • : Etudiant à SciencesPo Paris, je reprends depuis quelques jours un blog que j'avais abandonné il y a plus d'un an... Comme mes passions n'ont guère changé, le contenu du blog ne changera guère lui non plus !

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Fourre-tout où vous pourrez trouver tout un univers culturels principalement composé de critiques de cinéma, de livres et d'art, de poème célèbres et d'un tas d'autre chose....

 

( Parmi les différentes catégories se trouvent actuellement des articles sur :

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BONNE VISITE A VOUS TOUS !!!!!

 

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LA MAISON D'HELENE par R-G Cadou

II a suffi du liseron du lierre
Pour que soit la maison d'Hélène sur la terre

Les blés montent plus haut dans la glaise du toit
Un arbre vient brouter les vitres et l'on voit
Des agneaux étendus calmement sur les marches
Comme s'ils attendaient l'ouverture de l'arche
Une lampe éparpille au loin son mimosa

Très tard les grands chemins passent sous la fenêtre
II y a tant d'amis qu'on ne sait plus où mettre
Le pain frais le soleil et les bouquets de fleurs
Le sang comme un pic-vert frappe longtemps les cúurs
Ramiers faites parler la maison buissonnière
Enneigez ses rameaux froments de la lumière
Que l'amour soit donné aux bêtes qui ont froid
À ceux qui n'ont connu que la douceur des pierres

Sous la porte d'entrée s'engouffre le bon vent
On entend gazouiller les fleurs du paravent
Le cúur de la forêt qui roule sous la table
Et l'horloge qui bat comme une main d'enfant

Je vivrai là parmi les roses du village
Avec les chiens bergers pareils à mon visage
Avec tous les sarments rejetés sur mon front
Et la belle écolière au pied du paysage.

par R-G Cadou, tiré de Hélène ou le règne végétal

Vendredi 19 mai 2006
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par Lord Vega publié dans : Poésie

 DE BATTRE MON CŒUR S’EST ARRETE par J.Audiard

          Avec : Romain Duris ; Niels Arestrup ; Lhin-Dan Pham ; Aure Atika ; Emmanuelle Devos ; Jonathan Zaccaï ; Gilles Cohen….

           Oui, le cinéma français est encore capable de faire de bons, d’excellents films. Qualifié de « meilleur film de l’année » par L’Express, récompensé par de nombreux Césars, nommé en sélection officielle du festival de Berlin, De Battre Mon Cœur S’est Arrêté s’impose dans les salles puis dans nos Dvdthèques comme un incontournable.

           A/ L’histoire :

           Tom Seyr, 28 ans, mène une existence complètement débridée sur les traces de son père. Agent immobilier véreux, le jeune homme apparaît violent, nerveux, toujours une cigarette à la bouche, laissant le cours de la vie s’écouler sans en profiter. Une rencontre va pourtant changer sa vie : il rencontre l’homme qui s’occupait naguère des concertos de piano de sa mère décédée depuis lors. Tom pense encore qu’il lui est possible de réaliser son rêve et de devenir un pianiste concertiste. Menant de concert un réappronfondissement du piano avec une jeune chinoise et ses activités crapuleuses, le jeune homme va tenter de recommencer ce qu’il a raté. Les deux entités paradoxales de Tom vont alors s’affronter le laissant dans le doute et l’amertume….

           B/ La réalisation :

           A l’image du caractère de son personnage, le film est nerveux. Jacques Audiard filme essentiellement en gros plan et en courtes séquences. Dans son ensemble, le film est plutôt sombre même si les scènes où Tom joue du piano éclairent faiblement l’ensemble. Peu de fausses notes pour ce film qui nous entraîne sans difficulté dans cette terrible histoire. On retiendra l’avant-dernière scène qui nous tient en haleine quant à l’issue du film. Avec le héros, on hésite, on appuie avec lui légèrement sur la détente, on retire avec lui le pistolet de sa cible, on ne sait avec lui que faire… Mais finalement, Audiard opte pour son film ( réadaptation de Fingers ) la bonne fin qui rehausse encore un peu l’impression d’ensemble.

           C/ Les acteurs :

           Grande prestation de Romain Duris pour ce rôle. Parvenant parfaitement à incarner cette dualité, il trouve le ton juste, les gestes appropriés pour chaque scène. A la fois tendre et dur, sensuel et maladroit, on s’identifie parfaitement au jeune homme et l’interprétation globale est tout bonnement magistrale. Romain Duris est glorifié grâce à ce rôle et rentre définitivement dans le cercle fermé des tout grands acteurs français.
         Le reste du casting ne démérite pas, bien que largement relégué au second plan. Mélangeant des acteurs chevronnés avec de nouveaux venus pleins de talents, Audiard trouve les bonnes figures pour ses personnages…

           D/ Avis Personnel :

          Légèrement désabusé ces derniers temps par le cinéma français, je me retrouve enfin réconcilié avec celui-ci grâce à ce bon film. Assez classique sur le fond, le film parvient tout de même à nous émouvoir et à nous étonner. Les scènes sont parfois un peu trop courtes, ce qui va bien dans la logique de créer une sorte de spirale étourdissante mais ce qui peut apparaître parfois un peu trop rapide. Il s’agit là d’un choix du réalisateur, peut-être l’un des seuls sur lequel je pourrais émettre un reproche mais le film n’en reste pas moins l’un des meilleurs que j’ai pu voir ces dernières années.

          E/ Note Personnelle :

          15 / 20

Jeudi 18 mai 2006
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par Lord Vega publié dans : Cinema

 BUGATTI ROYALE, COUPE NAPOLEON



            Scandale ! Une voiture, odieuse invention matérialiste de l’homme, dans la catégorie art ! Et bien oui… Promis, je ne le ferais qu’une fois mais je considère que cette fameuse Bugatti de la série des T 41 ( la série des Bugatti dites « Royales » ) mérite amplement d’être qualifiée d’œuvre d’art. Tout n’est que finesse et travail. Cette automobile est visible au musée Schlumpf, en Alsace, à Mulhouse.
             Le bouchon de radiateur de la Royale d’abord est une sculpture en bronze inspirée d’un éléphant du zoo d’Anvers et sculptée par Rembrandt Bugatti, le frère du constructeur automobile, grand sculpteur animalier. A la base, cette sculpture était unique et Fritz Schlumpf y tenait tant qu’il ne s’en séparait qu’en de très rares occasions pour le mettre sur l’une des « Royales » du musée. Finalement, le précieux pachyderme en bronze de 19 cm de hauteur a été à la mort de Fritz définitivement apposé sur le bouchon de la T 41 Coupé Napoléon. Le bouchon de radiateur seul pourrait donc me permettre de qualifier la voiture d’œuvre d’art mais cela ne s’arrête pas là.
             L’intérieur recèle également quelques précieux trésors. Les tissus des sièges utilisés sont de la soie de grande qualité, évidemment cousue main et le travail d’ébénisterie à l’intérieur de la cabine est absolument remarquable. Le détail va même comme sur certaine Rolls-Royce à utiliser des boutons d’ivoire pour les poignées de porte !
              Esthétiquement, les formes sont harmonieuses, la ligne est sans accrocs et l’ensemble oscille entre la puissance et la finesse, entre la robustesse et la légèreté. Le moteur est un puissant V.12 de plus de 400 chevaux ce qui était également extraordinaire à l’époque de sa construction. Appelé familièrement la voiture du « patron » ( Ettore Bugatti, fondateur de la marque s’en était fait sa voiture officielle ), la T 41 est considéré comme le plus grand des joyaux automobile et elle est encore considérée comme l’automobile la plus chère du monde.
               Toutefois, n’escomptez pas l’avoir pour aller faire vos courses car elle est classée et n’est donc point à vendre… Exposée au musée Schlumpf dans la salle des Voitures de Légendes, ce coupé Napoléon semble prendre le pas sur toutes ses concurrentes. En arrivant près de son lieu d’exposition, on ne peut qu’être subjugué par l’étonnante beauté de cette voiture. Chaque détail est un objet d’art et ceux qui disent que les objets n’ont pas d’âme n’ont jamais eu aussi tort !

Mercredi 17 mai 2006
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par Lord Vega publié dans : Arts ( Peinture, Sculpture, Architecture, Musique)

 LA CANTATRICE CHAUVE par E.Ionesco

        Souvent présenté dans le cadre scolaire, Ionesco reste le dramaturge par excellence représentatif du théâtre de l’absurde. On lui connaît en autre les pièces Rhinocéros ( un jeune homme refuse la conformité d’une société absurde où tout le monde devient un rhinocéros ), ou La Leçon, Le Roi se meurt…. N’ayant pas lu toute son œuvre, je présente ici La Cantatrice Chauve que je préfère à Rhinocéros
         La pièce se présente déjà comme une anti-pièce et au fil de la lecture, on comprend pourquoi cette dénomination. Les personnages au nombre de six sont entraînés dans des dialogues sans logique, sans intérêt, sans argument, sans sens et à la fin sans réel locuteur. On retiendra parmi tant de répliques qui resteront à la postérité, les premières phrases de Mme Smith qui soliloque sur scène : « Tiens, il est neuf heures. Nous avons mangé de la soupe, du poisson, des pommes de terre au lard, de la salade anglaise. Les enfants ont bu de l’eau anglaise. Nous avons bien mangé ce soir. C’est parce que nous habitons dans les environs de Londres et que notre nom est Smith ». L’ensemble de la pièce est construit de cette manière. L’écriture n’a point besoin de raison pour exister….
          Le titre est complètement étranger à l’histoire qui se résume ainsi : les Martin, Mme et M sont invités chez M et Mme Smith. La discussion ne parvient à démarrer et l’embarras monte amenant ainsi ces dialogues risibles. Au milieu de la pièce, intervient le pompier qui vient voir s’il n’y a pas « un petit feu de cheminée » à éteindre. Encore une fois, les conversations s’imposent…. On retiendra un long dialogue afin de savoir si lorsque l’on frappe à la porte il y a quelqu’un ou si quand il y a quelqu’un on frappe à la porte ( Socrate s’en retourne encore dans sa tombe ) ou encore la discussion des époux Martin qui pensent s’être déjà vu quelque part mais ne savent pas où….
           On rigole beaucoup surtout si l’on peut voir la pièce au théâtre mais au-delà de cela, comme toujours, le plaisir n’est pas dénué de réflexion. Ionesco nous interroge ici sur la monotonie du langage, sur l’inintérêt de nos paroles, sur la bêtise de nos raisonnements. Il tourne au ridicule des situations que nous avons tous vécu : un grand silence gênant et quelqu’un dans le groupe qui se dévoue pour lancer une phrase complètement plate…. La réflexion porte aussi sur une société qui perd une identité, où nous devenons toutes et tous des marionnettes.
Sous sa forme amusante pièce de théâtre sans queue ni tête, Ionesco bouscule les règles et réinvente une nouvelle forme du théâtre avec l’absurde. Moi j’aime beaucoup mais les traditionalistes, fervents défenseurs des règles d’unités ou de bienséance antique n’apprécient pas toujours. A comparer au niveau artistique à de l’art abstrait : on n’accroche pas du tout ou on ne parvient à décrocher….

          Note Personnelle :

         16.5 / 20

Mardi 16 mai 2006
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par Lord Vega publié dans : Littérature

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