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  • : Etudiant à SciencesPo Paris, je reprends depuis quelques jours un blog que j'avais abandonné il y a plus d'un an... Comme mes passions n'ont guère changé, le contenu du blog ne changera guère lui non plus !

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UN HOMME D'EXCEPTION par R.Howard

 

         Avec : Russel Crowe ; Ed Harris ; Jennifer Connelly ; Paul Bettany ; Adam Goldberg ; Josh Lucas ; Christopher Plummer ....

        Ron Howard, réalisateur de ce film est assurément l'un des réalisateur qui monte. Récompensé d'un Oscar pour ce film, on le retrouva aux commandes pour le très attendu Da Vinci Code.

       A/ Le scénario :

       Inspiré d'une histoire vraie, le scénario pourrait être en fait considéré comme une biographie de ce célèbre savants John Nash, récompensé d'un prix Nobel en 1995. Le film commence en 1947, où John Nash, élève à la prestigieuse école de Princeton, élabore une théorie sur les fluctuations des marchés financiers. Rapidement, ses travaux intéressent les plus hautes autorités de l'état qui le charge de diverses missions de décryptage de messages russes. Passionné sans limite, le brillant homme y consacre toute son énergie au détriment d'une vie de couple heureuse avec l'une de ses élèves d'un temps : Alicia. Très vite, la vie de Joh  Nash va basculer entre illusions et réalité, paranoïa et schyzophrénie...

         B/ La réalisation :

        Ron Howard n'en est pas à son coup d'essai et réalise ici un film à la double signification. La première fois qu'on le rergarde, on se laisse porter dans ce tourbillon incroyable et inexorable de l'illusion puis c'est durant le second visionnage que l'on s'aperçoit de la finnesse de la réalisation... Sur ce point, le film vient se rapprocher de Sixième Sens de M.Night Schymalan, également tourné en ce sens d'une double vision complétement différente du même film.

        C/ Les acteurs :

       Assurément, Russel Crowe frappe un grand coup en assurant ici une interprétation de maître ( comme souvent par ailleurs ). On l'avait découvert et apprécié en temps que gladiateur intraitable ou en cow-boy gredin repenti mais ici on le découvre dans un personnage au caractère à fleur de peau. D'ailleurs récompensé d'un Oscar, son interprétation ne souffre pas du moindre reproche....

        Pour le reste du casting, rien à redire. Ed Harris est égalment splendide en agent de la CIA, Jennifer Connelly ( récompensé aussi d'un Oscar ) joue ici à mon avis son meilleur rôle et est véritablement attachante. A noter, l'apparition de Ron Howard en gouverneur du bal....

        D/ Avis personnel :

       Une jolie fable, un agréable conte, on pourrait user de nombre de qualificatifs comparable, mais Un Homme d'Exception n'est ni un conte, ni une fable, plutôt une histoire réelle un brin romancée... Sans provoquer une profonde remise en question, le film dérange et reste pour moi l'un des tout grand film du cinéma américain. Petit plus de ce film : si vous avez un devoir de mathématiques ou quoique ce soit en science que vous ne souhaitez pas faire, regardez d'urgence ce film et bizarrement, juste après on  une grosse envie de faire des mathématiques ou des sciences ( la première fois, j'ai fini un travail laissé en suspens de loongues semaines quelques heures seulement après le film ).

        E/ Note Personnelle :

        19 / 20  ( à voir absolument )

Jeudi 13 avril 2006
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par Lord Vega publié dans : Cinema

LA CHUTE

      Avec : Bruno Ganz ; Juliane Kohler ; Alexandria Maria Lara ; Corinna Harfouch ; Ulrich Matthes ...

      Film hautement polémique, souvent décrié, parfois qualifié d'excellent film, il ne laisse pas indifférent et demeure de loin la meilleur réalisation sur Hitler.

      A/ L'histoire :

     Les derniers jours d'Hitler et de ses proches dans son bunker à Berlin. Sans concession, sans censure, on nous livre ici les dernières heures du III Reich et de son Fuhrer. On nous montre un homme, connu par tous comme le plus grand dictateur de tous les temps dans ses dernières heures, les sentiments à vif et on découvre un homme paradoxal et à la personnalité très complexe. Fanatique, hanté par son obsessionnelle haine de la "juiverie" mais pouvant tout aussi bien se montrer aimable, sensible...

       Outre Hitler, c'est un panorama de tous ses proches qui nous est donné : la fanatique Goebbels, chef de la propagande et dévoué à Hitler jusqu'aux derniers instants ; Goering, qui veut prendre la place d'Hitler pour "sauver l'Etat vacillant" ; Himmler, présenté comme le plus proche lieutenant du dictateur mais aussi sa femme, sa secrétaire, ses généraux.... bref tous ce qui composa l'horreur de l'Allemagne nazie.

     B/ La réalisation :

     Il fallait oser le faire : montrer Hitler même sur quelques scènes comme un humain pouvant être animé de sentiments honorables : le réalisateur Olivier Hirschbiegel l'a fait et de belle manière, sans nous faire oublier que ce même homme poli et galant est responsable de la mort de millions de juifs, soldats en Europe. Cette réalisation qui prend son temps à travers la scène met en lumière ce fanatisme de Hitler et de ses proches et l'atmosphère divergente de l'état-major nazie malgré les doctrines nationalistes.

     Le réalisateur par sa film apporte un argument supplémentaire pour la thèse fonctionnaliste qui veut qu'Hitler ne donnait que les accords et que c'était les chefs de groupes et les généraux qui prenaient les décisions.

     C/ Les Acteurs :

     Bruno Ganz nous offre ici une interprétation sublime et très difficile d'Hitler. Son visage reste collé à celui du dictateur et on peut penser qu'on ne le verra plus endosser un autre grand rôle avant quelques temps... Bien loin de caricaturer les principaux intervenants, le casting donne les rôles à des acteurs qui grâce au maquillage devienne vraiment très proche des documents d'époque. Pour cela, Ulrich Matthes est un bon exemple, reprenant chaque trait de Goebbels et adoptant chaque tic de celui-ci...

     D/ Avis Personnel :

     Bien loin de nous faire oublier les horreurs de ce III Reich sous le règne d'Hitler, le film nous offre une nouvelle facette de cette personnalité complexe ignoble, mais intéressante du dictateur. Pour un réalisateur allemand, le défi de réaliser un film montrant Hitler sous des traits humains paraissait impossible à relever sans déraper et pourtant le réalisateur parvient à réaliser ce tour de force et quand les millions de morts causés par le régime nazi sont encore dans toute les mémoire, il parvient à nous offrir de nouveaux éléments sur cet homme ( car c'est bien d'homme qu'il s'agit tout ignoble soit-il ) qui détient le triste titre de plus terrible dictateur de tous les temps....

     E/ Note Personnelle :

     17.5 / 20

Mercredi 12 avril 2006
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par Lord Vega publié dans : Cinema

BE COOL vs GET SHORTY

       Be Cool avec : John Travolta ; Uma Thurman ; Vince Vaughn ; Harvey Keitel ; The Rock ; Andre Benjamin ; Steven Tyler ; Christina Milian .....

       Get Shorty avec : John Travolta ; Gene Hackman ; Rene Russo ; Danny De Vito ....

       Les deux films forment un tout : Get Shorty, premier opus et Be Cool second des aventures de Chili Palmer incarné avec force brio par John Travolta.... J'ai visionné les deux il y a peu et même si assurément ces films ne resteront pas dans les annales du cinéma, ça reste pas mal du tout et ça détend : fonction première du cinéma ne l'oublions pas !

      A/ L'histoire :

      Chili Palmer ( John Travolta ) , prêteur à gage et excellent truands souhaite changer d'horizon et va à l'aide de Harry, un producteur raté, tenter de faire passer un scénario qui se trouve être en fait le scénario  de l'une de ses histoires réelles... Le film part repidement à 200 à l'heure et nous emmène dans le milieu mafieux d'Hollywood façon .... comédie d'Hollywood !

       On reprend la même histoire et on recommence avec Be Cool : Chili Palmer, après avoir sorti son film, s'intéresse cette fois-ci à la musique et à une de ses chanteuses en herbe qui a du talent mai pas l'argent pour se produire... Toujours le même milieu mafieux mais cette fois avec l'industrie du disque... Les opposants seront aussi plus nombreux et là encore, ça part vite dans tout les sens : mafieux russes, gangsters stéréotypés, garde du corps brutal et homosexuel, inspecteurs suspicieux mais pas bien malins....

      En fait, le scénario se révèle être dans les deux cas idéal pour une bonne comédie qui m'a enchanté et qui en ravira plus d'un... Avantage Get Shorty toutefois : moins de personnages certes, mais une histoire plus simpliste et plus efficaces....

      B/ La réalisation :

      Dans les deux films, ce n'est pas ce qui ressort le plus et la réalisation suffisament efficace pour ne pas faire apparaitre de graves lacunes n'est pas suffisament bonne pour être particuliérement remarquée....

      Barry Sonnenfeld pour Get Shorty ne nous donne pas le temps de nous ennuyer tout en suivant tout de même un semblant de fil conducteur ( à la fin on en est plus bien sûr ). Les plans sont souvent courts et judicieux, les scènes sont bien imbriquées dans l'ensemble et comme je l'ai dit plus haut, on ne peut pas émettre de critiques péjoratives car la réalisation n'est pas mauvaise.

      Pour Be Cool, F. Gary Gray rend les commandes et semblent suivre le même chemin que son prédecesseur.... Du fait d'un scénario qui s'éparpille quelque peu, la réalisation ne devait pas être évidente et pourtant, il parvient à maintenir le spectateur en haleine... Les instants calmes et mouvementés se succèdent sans lourdeur et au final, comme pour Get Shorty, on a pas de gros défauts à signaler...

       Du point de vue de la réalisation donc, nous pouvons dire égalité entre les deux....

     C/ Les acteurs :

     Si ces deux films ont un atout indéniable, c'est bien le casting, surtout celui de Be Cool qui ferait rougir d'envie n'importe quel producteur.

      Dans les deux opus, John Travolta joue à la perfection ( un Oscar pour son rôle dans Get Shorty ) et rentre parfaitement dans le rôle du personnage cool. On retiendra particuliérement les scènes d'échange visuel entre Travolta et les autres protagonistes ( Regarde-moi / Je te regarde / Nan, regarde-moi comme je te regarde )....

     Du point de vue du casting, Be Cool l'emporte haut la main. Uma Thurman comme toujours est fort bonne dans son rôle ici un peu niais et sauvée par Chili Palmer des griffes féroces des méchants autres producteurs de disques... Harvey Keitel est bon également. Mention pour Rene Russo qui dans les deux films jouent très bien aussi son rôle de mégalomane enchanté à chaque parole de Chili Palmer... Enfin, avsi génral : qui parvient à ne soulever qu'un seul sourcil comme The Rock ??

      Victoire de Be Cool de ce point de vue.

     D/ Avis Personnel :

     Finalement, difficile de se prononcer pour l'un ou pour l'autre. Je botte en touche et je déclare égalité... Le mieux reste encore de se regarder les deux d'un coup pour une bonne soirée !

      E/ Note Personnelle :

     Be Cool : 13 / 20

     Get Shorty : 13 / 20

Lundi 10 avril 2006
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par Lord Vega publié dans : Cinema

MA MORTE VIVANTE par P.Eluard

Dans mon chagrin, rien n’est en mouvement
J’attends, personne ne viendra
Ni de jour, ni de nuit
Ni jamais plus de ce qui fut moi-même

Mes yeux se sont séparés de tes yeux
Ils perdent leur confiance, ils perdent leur lumière
Ma bouche s’est séparée de ta bouche
Ma bouche s’est séparée du plaisir
Et du sens de l’amour, et du sens de la vie
Mes mains se sont séparées de tes mains
Mes mains laissent tout échapper
Mes pieds se sont séparés de tes pieds
Ils n’avanceront plus, il n’y a plus de route
Ils ne connaîtront plus mon poids, ni le repos

Il m’est donné de voir ma vie finir
Avec la tienne
Ma vie en ton pouvoir
Que j’ai crue infinie

Et l’avenir mon seul espoir c’est mon tombeau
Pareil au tien, cerné d’un monde indifférent
J’étais si près de toi que j’ai froid près des autres.

Paul Eluard, Ma Morte Vivante

Lundi 10 avril 2006
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par Lord Vega publié dans : Poésie

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