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  • : Etudiant à SciencesPo Paris, je reprends depuis quelques jours un blog que j'avais abandonné il y a plus d'un an... Comme mes passions n'ont guère changé, le contenu du blog ne changera guère lui non plus !

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CINEPHILES

          Je continue à essayer de vous faire partager des blogs intéressants en rapport avec les sujet que j'affectionne et j'ai visité celui-ci il y a peu. Vous pourrez y trouver de très nombreuses critiques de films proposant souvent un point  de vu intéressant...

CINEPHILES
 

Dimanche 23 mars 2008
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par Lord Vega publié dans : Sites à voir

Stanley KUBRICK


kubrick.jpg 

 

                C’est certainement LE réalisateur qui est le plus ancré dans la légende du cinéma entre cinéma populaire et cinéma d’auteur.

                Grandissant à New-York dans le Bronx, il est élevé dans une famille juive attirée particulièrement par la photographie. Après quelques courts-métrages et son premier long-métrage Fear and desire, il commence immédiatement sa grande œuvre, constituée de films qui vont tous explorer dans des genres différents ce qui constituera sa force comme cinéaste surdoué et capable de tout transformer en or :

·         Le péplum à travers le film Spartacus qui permet la création du premier lien réel entre le réalisateur et un public populaire souvent ravi par la débauche de moyens.

·         Le drame avec Lolita, film que je connais peu mais qui le classe souvent dans la catégorie des auteurs possédant une caméra fine et audacieuse.

·         La comédie loufoque de Docteur Folamour, incontestablement l’une de ses plus grandes réussites. folamour.jpgLe réalisateur nous fait sourire à chaque minute mais nous fait finalement plus grimacer que sourire tant il dévoile avec malice les incongruités d’une époque de prolifération nucléaire.

·         La science-fiction de 2001 Odyssée de l’Espace, le film que Kubrick voudrait que nous retenions de son œuvre. Il réussit à travers ce film psychologique, laissant de très nombreuses manières de comprendre les réflexions du film, à réaliser quasiment ce qu’il désirait le plus ardemment : faire un film sans acteurs.

·         Le film d’anticipation Orange Mécanique, qui dévoile davantage encore son malaise vis-à-vis des acteurs car Malcom McDowell fut véritablement une victime du grand génie et restera longtemps éprouvé par ce tournage intensif et un réalisateur jamais satisfait et semblant ingrat par rapport à une prestation sublime. Le film choque le public international, est bientôt interdit en Angleterre car ayant inspiré des bandes cruelles et meurtrières et ravie la presse et les cinéphiles par sa grandeur et sa démesure même.

·         Le film de guerre en noir et blanc avec les Sentiers de la gloire, film sobre, simple mais toujours aussi choquant, dénonçant cette fois-ci avec force les dérives de la Grande Guerre.

·         Le film historique de Barry Lyndon, fresque européenne à travers l’époque napoléonienne et metternichienne. On y découvre les capacités de narrateur de Kubrick et même si l’ensemblebarry-lyndon.jpg apparaît parfois assez lent, c’est au profit d’une pureté inégalée.

·         Le film d’horreur avec Shining. Là encore, nouveau genre et nouvelle référence. Ce film reste pour toute une génération et la suivante, le film le plus terrifiant de notre jeunesse où l’on retient la prestation hors du commun de Jack Nicholson.

·         Le film de guerre militant au travers de Full Métal Jacket, un film séparé en deux parties, la première révoltante par rapport aux principes militaires, la seconde dégoutant de l’horreur du Viêt-Nam.

·         Le drame de nouveau avec Eyes Wide Shut, film que je n’ai jamais beaucoup apprécié et qui ne fait guère que réunir Nicole Kidman et Tom Cruise autour d’un film qui sera le dernier du génie inégalé du cinéma.

 

                A chaque fois que Stanley Kubrick touchait à un genre, il établissait une nouvelle référence. Il restera de plus à jamais le réalisateur qui a été capable de toucher à tous ces genres tout en construisant une œuvre cohérente et qui retrouve des éléments communs qui permettent de définir le cinéma kubrickien.

                Dans ce cinéma, on trouve la primauté de la caméra. L’acteur y est toujours excellent mais le réalisateur ne veut pas que ce soit cet acteur que l’on retienne. C’est en ce sens qu’il ne reprend jamais deux fois le même acteur pour ses films mais c’est aussi en ce sens que son casting a toujours été l’un des plus difficile.

                Ensuite, le cinéma de Kubrick est un cinéma qui révolutionne à chaque fois le cinéma. Avec 2001 Odyssée de l’Espace, il réalise la prouesse d’un film sans dialogues et pourtant une référence populaire. Avec Orange Mécanique, il expose une violence volontairement poussée à son extrême et choque son public même plus qu’il ne le souhaitait.

                Enfin son cinéma est engagé de manière parfois détourné, dénonçant la guerre du Viêt-Nam, la guerre froide, les dérives de l’individualisme dans l’évolution des sociétés puis le développement du mysticisme et la recherche de l’extra-ordinaire.

 orange.jpg

                Je finirais sur la plus grande force des films de Kubrick : l’alliance de la musique classique et de la tension dramatique. Qui ne se souvient pas de la terrible neuvième symphonie de Beethoven sur un passage à tabac d’un clochard dans un Londres édulcoré et néo-futuriste. Magique !

Dimanche 23 mars 2008
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par Lord Vega publié dans : Acteurs, réalisateurs, personnalités...

LES INFILTRES

infil.jpg 

 

                Après deux films grandioses tourné avec Léonardo Di Caprio, Scorsese continue à collaborer avec son acteur fétiche et revient à ses premiers amours : le film de gangsters noir. Après Les Affranchis ou Casino, le réalisateur américain reprend cette fois-ci un vieux long-métrage hongkongais pour l’actualiser et le remettre à la sauce hollywoodienne.


               
A/ L’histoire :

                Un infiltré, Colin Sullivan (joué par Matt Damon), dans les équipes de la police, un autre dicap-copie-1.jpginfiltré, Billy Costigan (joué par Leonardo DiCaprio), dans les équipes du mafieux de Boston Frank Costello. A travers les tentatives de la police de piéger Costello et les succès de ce dernier pour échapper à tout piège grâce à son infiltration, le film nous emmène dans un thriller haletant où chacun veut découvrir l’identité de l’autre pour ne pas y laisser sa peau.


               
B/ La réalisation :

                Enfin récompensé par un Oscar du Meilleur Réalisateur, Martin Scorsese maîtrise son film de bout en bout et relègue la version originale hongkongaise à un statut de divertissement du vendredi soir. La distinction habile entre les moments filmés avec la pègre irlandaise et les autres avec la police sont pertinents et parviennent à créer et à faire monter un suspense qui éclate magistralement dans la dernière demi-heure.


               
C/ Les acteurs :

                Indéniablement, c’est là la grande force du film car tous les rôles sont distribués à la perfection et joués magistralement. Leonardo DiCaprio confirme après des prestations remarquables nico.jpgdans Gangs of New-York et Aviator, son immense talent. Selon moi, c’est lui qui ressort le plus franchement de l’ensemble du film comme l’acteur qui a le mieux réussi à enfiler la combinaison que lui a proposé Scorsese. Le reste n’en est pas moins mauvais néanmoins. On remarque en particulier la prestation comme toujours psychédélique de Jack Nicholson et celle de policier bourru et maniaque de Mark Wahlberg. Dans tout ce casting hors norme, c’est finalement Matt Damon qui a l’interprétation la plus fade. On le retrouve dans un rôle dont il est habitué et qu’il ne magnifie pas autant que ses partenaires…


               
D/ Avis Personnel :

                Le film est absolument excellent à tout point de vue et concurrence jusqu’à la référence en la matière, Les Affranchis. Il n’y a vraiment aucune maladresse, on ne s’ennuie pas une seconde et on ressort de la salle avec une terrible envie d’y retourner pour revoir du grand cinéma hollywoodien de nouveau.


               
E/ Note Personnelle :

                18 / 20

Jeudi 20 mars 2008
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par Lord Vega publié dans : Cinema

LA BALADE DES PENDUS par F.Villon

ombre-copie-1.jpg

Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s'en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Se frères vous clamons, pas n'en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis.
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l'infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis.
Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie :
A lui n'ayons que faire ne que soudre.
Hommes, ici n'a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !


François Villon, La Ballade des pendus

Mercredi 19 mars 2008
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publié dans : Poésie

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