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  • : Etudiant à SciencesPo Paris, je reprends depuis quelques jours un blog que j'avais abandonné il y a plus d'un an... Comme mes passions n'ont guère changé, le contenu du blog ne changera guère lui non plus !

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  • : Fourre-tout
  • mediatheque
  • : 01/04/2006
  • : Qu'est ce que c'est encore que ce blog ??? Eh bien pour faire simple, vous trouverez ici quelques critiques de films, de livres, d'arts ou de musique, des documents personnels, d'actualités, des poèmes .... bref, un petit fourre-tout !
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Fourre-tout où vous pourrez trouver tout un univers culturels principalement composé de critiques de cinéma, de livres et d'art, de poème célèbres et d'un tas d'autre chose....

 

( Parmi les différentes catégories se trouvent actuellement des articles sur :

CINEMA

ACTEURS, REALISATEURS, PERSONNALITES

LITTERATURE

POESIE

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PETITES CITATIONS DE LA SEMAINE

BONNE VISITE A VOUS TOUS !!!!!

 

La-libert--guidant-le-peuple.jpg 

AVIATOR par M.Scorsese

            Avec : Leonardo Di Caprio ; Cate Blanchett ; Kate Beckinsale ; John C.Relly ; Alec Baldwin ; Alan Alda ; Jude Law ...

            L'hommage recompensé par cinq Oscars de Martin Scorsese a ce grand et étrange bonhomme que fut Howard Hughes...

            A/ Un peu d'histoire : Howard Hughes :

            biographie tirée de Allocinéma :

         Neveu de l'écrivain et cinéaste Rupert Hughes, Howard Hughes est un enfant couvé par une mère maniaque de l'hygiène. Héritant de la fortune de son père, fondateur de la Hughes Tool Company, société qui gère la majeure partie du petrole texan, l'adolescent se montre peu intéressé par les études. En 1925, il fait ses débuts de producteur avec un film qui ne sera pas commercialisé : Swell Hogan, réalisé par un ami acteur. Après cette expérience désastreuse, son entourage le dissuade de poursuivre dans cette voie, mais l'entêté Hughes crée en 1927 sa maison de production, la Caddo, et obtient ses premiers succès avec les comédies Everybody's acting de et surtout Frères d'Armes, qui vaut à Lewis Milestone le tout premier Oscar du Meilleur réalisateur.

        Passionné d'aviation, Howard Hughes se lance en 1927 dans la réalisation de son premier long-métrage,Hell's Angel ( c'est là que commence le film de Scorsese, à la reélisation de ce film )
-projet d'autant plus ambitieux que le cinéaste ne bénéficie de l'appui d'aucun grand studio. Après un tournage long et coûteux (Hughes multiplie les prises de façon obsessionnelle), le film rencontre à sa sortie un grand succès critique et public, grâce à de spectaculaires scènes de combats aériens. Le producteur choisit ensuite Howard Hawks pour réaliser le film de gangsters Scarface, oeuvre séminale dont la violence déclenche les foudres de la censure en 1932. Les liaisons de Hughes avec des dizaines d'actrices de renom, de la vedette du muet Billie Dove à Ava Gardner en passant par Katharine Hepburn
, viennent renforcer la réputation sulfureuse du producteur.

        Se consacrant au milieu des années 30 à son autre marotte, l'aviation, le fougueux Howard Hughes bat à plusieurs reprises des records de vitesse et rachète en 1939 la compagnie TWA. Il revient ensuite au cinéma pour tourner son deuxième long-métrage, Le Banni (1943), nouveau défi aux ligues de vertu : le cinéaste provocateur se plaît en effet à filmer avec insistance le décolleté d'une débutante nommée Jane Russel
. Alléché par une campagne promotionnelle massive, le public vient en nombre, mais au bout de quelques semaines d'exploitation, Hughes met son film sous séquestre -il ne ressortira qu'en 1946. Devenu en 1948 le patron, très interventionniste, de la RKO, il produit notamment Le Paradis des Mauvais Garçons , et Un si Doux Visage. Mais les excentricités de Hughes (obligé de revendre ses parts de la TWA en 1966) mènent le studio, déjà sur le déclin, à la faillite. Rattrapé par ses démons -la paranoïa, la phobie des microbes- Howard Hughes passera les dernières années de sa vie reclus dans un grand hôtel du Nevada.

        B/ L'histoire :

       Pour le film, Scorses reprend une biographie de Hughes des années 20 aux années 40 ( jusqu'à la fin de la guerre en fait sur le procès d'Howard contre le sénateur allié à la Panam )... Fieffé mordu d'aviation, Hughes réalise tous ses rêves sans se soucier du prix, multiplie les conquêtes, les films, les altercations avec les grands de ce monde.... " Ses passions étaient sans limites ".

       C/ Les acteurs :

       Leonardo Di Caprio, tête d'affiche de la production rentre parfaitement dans ce rôle d'exentrique glamour. Il signe ici l'une de ses meilleurs interprétations et certainement aussi l'une des plus difficiles... Tour à tour séduisant, paranoïaque, cruel, casse-cou, travailleur, Di Caprio endosse tous ses rôles et parvient à nous faire oublier que nous n'avons pas à l'écran le vrai Howard Hughes...

       Le reste de la distribution n'est pas délaissée pour autant et dans la floppée de second rôle magistralement interprétés, on retiendra deux des conquêtes de l'aviateur : Cate Blanchett que l'on retrouve avec plaisir et Kate Beckinsale toujours étincelante en femme fatale...

       D/ La réalisation :

       C'est du Martin Scorsese dans les images : tout simplement génial... On a entendu qu'Aviator pouvait être considéré comme un film de série B, une biographie de M6 le soir à 22 heures et bienau contraire, le réalisateur parvient à nous sortir de cela... Malgré une multitudes d'informations à fournir, une histoire extrêmement riche, Scorsese se concentre sur l'homme et ses attitudes et nous fait oublier le contexte biographique pour nous plonger dans 169 minutes qui passent sans que l'on s'en rendent vraiment compte...

       E/ Avis personnel :

       Il faut bien le dire, à ma première vision au cinéma, j'ai été très surpris par ce film... Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre et j'ai été surpris... J'ai donc acheté le DVD dès sa sortie et là j'ai redouvert un film tout simplement grandiose... Le sujet en lui-même était déjà extraordinaire et tout ce qui entoure le film ne souffre pas de l'ombre d'un reproche. Avec 5 Oscars, le film rentre selon moi dans les films vraiment cultes qui perdureront dans le temps.

       F/ Note Personnelle :

       17.5 / 20

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CITATION DE LA PREMIERE SEMAINE DE MAI :

" Ecrasons l'infâme "

        Il sera difficile je crois de trouver citation plus courte que celle-ci mais difficile aussi de trouver plus pertinente. Aussi courte soit-elle, elle peut s'appliquer suivant qui la dit à presque tout les sujets.

        N'oublions pas les faits : Voltaire dans la fin de sa vie que l'on sait longue et prolifique utilisait cette citation au bas de chaque lettre, document ou papier pour lutter contre toutes les formes de fanatismes et particulièrement le fanatisme religieux. Un sujet encore une fois d'actualité deux siècles plus tard...

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LE BATEAU IVRE par A.Rimbaud

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands et de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelques fois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très-antiques
Les flots roulant au loin leurs frissonsde volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareilles aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux des panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulement d'eau au milieu des bonacees,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés de punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instant.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombres aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, balottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabotteurs aux yeux blonds.
Et je voguais lorqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repéché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient couler à coups de trique
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fond que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future vigueur ? -

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesses, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leurs sillages aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

par A.Rimbaud tiré de "Poésies"

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LE PONT MIRABEAU par G.Apollinnaire

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine.

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

par G.Apollinnaire tiré du recueil "Alcools"

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