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  • : 01/04/2006
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Fourre-tout où vous pourrez trouver tout un univers culturels principalement composé de critiques de cinéma, de livres et d'art, de poème célèbres et d'un tas d'autre chose....

 

( Parmi les différentes catégories se trouvent actuellement des articles sur :

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PETITES CITATIONS DE LA SEMAINE

BONNE VISITE A VOUS TOUS !!!!!

 

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CANDIDE par Voltaire

          Autant le dire de suite : j'aime énormément l'oeuvre de Voltaire... Mais de la même façon, je n'ai pas accroché sur son livre le plus célèbre. Alors certes, le style est toujours admirable, la pertinence des propos intact, bref du Voltaire dans le texte. Mais si le Dictionnaire Philosophique Portatif m'était apparu tout bonnement extraordinaire, cet apologue m'a franchement déçu.

         L'histoire, tout le monde la connaît : Candide, jeune homme naïf et optimiste va vivre toutes sortes de péripéties aux quatre coins du globe qui vont lui permettre de se faire une riche expérience. On retiendra le personnage de Pangloss qui représente la théorie leibnizienne de "l'harmonie préétablie" et celui de Martin qui apparait dans la seconde partie du texte qui prône lui le malheur à chaque coin de rue. La morale finale nous est donnée par un derviche turc : "il faut cultiver notre jardin" ; " le travail éloigne de nous trois grands maux : l'ennui, le vice et le besoin". Cela demeure certes vrai, mais trop pessimiste pour que mon jeune esprit y adhère.... Où est donc passé le Voltaire de tout les combats n'hésitant pas à bousculer les convenances ( avec le chevalier de Rohan ) à défendre l'indéfendable ( chevalier de La Barre ) ? On se le demande et c'est par là que j'ai été déçu.... Voltaire a écrit ce texte dans la seconde partie de sa vie et son pessimisme est malheureux....

        Le livre mérite pourtant le détour car la justesse des analyses persite, la précision de la plume demeure.... Ainsi l'utopique El Dorado est l'un des passages incontournable de la littérature de même que le chapitre 23 avec le Nègre de Surinam où se fait une satire indirecte de la traite des Noirs ( ajoutons que Voltaire avait tout de même comme Montesquieu des parts dans les compagnies maritime qui effectuait le commerce triangulaire.... ) et surtout cette description au tout début d'une bataille qui nous rappelle ses anciens textes ( la guere est comparée à une parade luxiriante )....

        Comme de coutume, Voltaire rattaque ses sujets favoris : la religion, toutes les religions et les fantismes, le système de monarchie absolue, le privilège des nobles.... Déjà habitué du genre après L'Ingénu ou Zadyg, Voltaire multiplie les expériences pour le jeune Candide. Il s'agit bien d'un apologue et on retrouve ces caractéristiques : récit bref attaché au registre épique, personnages hautement allégorique et visée moralisatrice....

         Note Personnelle : 15 / 20 ( c'est vraiment pour cette déception de voir Voltaire se laisser aller au pessimisme car sinon, le livre est toujours incroyable.... )

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CITATION DE LA DEUXIEME SEMAINE DE MAI

 " On n'est pas heureux : notre bonheur, c'est le silence du malheur "

        Seconde citation cette fois d'un tout autre style, de Jules Renard. Evidemment emplie de bon sens, je l'ai choisie surtout pour sa construction. En effet, un peu à la manière de Churchill qui disait ( " La paix c'est la trève entre deux guerres " ), Jules Renard éclaire ici une pensée qui est aussi la mienne, qui n'a rien de pessimiste mais qui veut que le bonheur existe uniquement si le malheur existe et pas le contraire... Ou plutôt que c'est grâce _ à cause _ du malheur qu'il y a le bonheur.....

         A méditer....

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SIGNES

        Avec : Mel Gibson, Joaquin Phoenix, Rory Culkin, Abigail Breslin, Cherry Jones, M. Night Shyamalan...

        Changement complet pour le troisième film de Shyamalan qui nous entraîne cette fois dans une folle histoire d'extraterrestres et de signes hétéroclytes.... Il confirme certainement avec cette réalisation qu'il demeure l'un des maîtres incontesté du thriller.

         A/ L'histoire :

        Un ancien pasteur veuf vit dans une petite ferme isolée avec ses jeunes enfants et son frère, ancienne gloire du base-ball. Un matin, un premier signe apparaît : un grand rond a été fait dans un de ses champs de maïs. Peu à peu, les signes apparaissent partout dans les comtés avoisinants et dans le monde... Les enfants sont les premiers à redouter l'arrivée d'extraterrestres, bientôt rejoint par Merryl, l'ancien joueur de base-ball. Graham, le pasteur, veut rester réaliste et refuse l'idée d'une invasion extraterrestre. Le paranormal va se confronter à sa certitude obtus de la réalité....

        Pendant tout le film, on est maintenu dans un suspense grandissant et maîtrisait de main de maître. Le film repose également sur cette discussion entre Graham et Merryl au milieu du film qui effectue une charnière où l'ancien pasteur pose les bases d'une réflexion : appartiens-tu à ceux qui voient la chance ou à ceux qui croient aux miracles ? Es-tu de ceux qui voient des coïncidences ou ceux qui sentent que tout est lié ?

        B/ La réalisation :

        Shyamalan nous prouve un peu plus son talent... N'abusant pas des effets spectatulaires coutumiers d'Hollywood, il parvient à maintenir le spectateur sans cesse sous pression en nous laissant hésiter, nous mettre à la place de ces personnages qui ne savent comment réagir face à quelque chose qu'ils ne maîtrisent pas. On retrouve encore clairement la marque de Shyamalan : les plans symétriques très nombreux, l'uitlisation excellente des reflets ou encore une caméra fixe durant quelques minutes nous faisant oublier que nous sommes au cinéma.... Toutefois, la couleur rouge qui avait une grande importance dans ses deux anciens films n'a ici aucune importance.

        C/ Les acteurs :

       Comme avec tous les grands réalisateurs, le choix des acteurs reste toujours primordial. Et ici, comme souvent, leur prestation demeure sublime et réhausse encore davantage la qualité de ce film. Mel Gibson n'a aucune difficulté à rentrer dans la peau de ce pasteur qui ne croit plus en rien, qui s'accroche à la chance et au hasard sans plus vraiment y croire. Joaquin Phoenix que l'on retrouve après l'immense succès de Gladiator devant une caméra nous offre encore une superbe prestation. Les deux enfants, rôles souvent difficiles mais dont Shyamalan est coutumier ( dans Incassable et Sixième Sens, il dirigeait déjà des enfants avec brio ) sont parfaits et restent les personnages qui font le plus monter le suspense entre l'asthme du jeune garçon et le problème avec l'eau de sa jeune soeur....

        A noter encore une fois que Shyamalan apparait largement dans ce film en jouant le vétérinaire.

        D/ Avis Personnel :

        C'est sincérement un grand, grand film dans son genre. On le regarde et le reregarde sans se lasser car la réalisation est toujours parfaite et demeure pour moi un exemple. On pourra juste regretter l'apparition effective des extraterrestres qui n'était pas pour moi essentiel. En effet, l'utilisation des ombres ou même l'apparition d'une ou deux mains suffisaient amplement à faire grandir le suspense... C'est peut-être le seul point où je ferais un reproche.

        E/ Note Personnelle :

        17 / 20 ( c'est sûr, on a trouvé le nouveau Hitchcock. )

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M. Night SHYAMALAN

         Adoré depuis son chef d'oeuvre du Sixième Sens, souvent décrié pour un style que certain considèrent comme étant mauvais, M. Night Shyamalan est rentré dans le milieu des grands réalisateurs depuis quelques années... Personnelement, j'ai beaucoup de respect et d'admiration pour cet homme qui sait marier le frisson au suspense comme personne ne l'avait fait depuis... Hitckock. Pas d'hémoglobine en surabondance et surtout une grande recherche dans chaque plan... On retrouve ainsi souvent la symétrie dans ses images et une couleur rouge qui est gardée uniquement pour les objets importants. Une grande qualité dont certains devraient prendre exemple avant de réaliser leurs films. Petite note en réfrence à Hitchock : Shyamalan apparait dans chacun de ses films....

        Issu d'un milieu aisé, le jeune Shyamalan est très vite poussé vers le cinéma... Son idole étant jeune est Steven Spielberg dont il s'inspirera largement pour ses premiers courts-métrages. En 1992, il réalise son premier long-métrage : Praying with Anger basé sur son expérience : un retour en Inde après plusieurs années passées aux Etats-Unis. Plébiscité par la critique mais ignoré du public, le jeune homme continue avec Wide Awake également  ignoré.

       C'est en 1999 qu'il va sortir de l'ombre avec Sixième Sens, un film exceptionnel tout simplement. Le nombre de spectateurs augmente au fil des semaine grâce à une critique unanime... Bruce Willis y est tout simplement sublime et continuera sa relation avec Shyamalan dans Incassable qui reste également à mon avis l'un des piliers du cinéma.... On y trouve également Samuel L.Jackson dans le rôle de "l'homme qui casse". Le film, moins impresionnant, reçoit un succès mitigé mais toujours un grand enthousiasme de ceux qui vont le voir. Pourtant, avec ce second film à gros budget, Shyamalan pose les bases de son style avec un peu plus de netteté.

       Il change de registre avec Signes où le paranormal joue avec la science-fiction. Mel Gibson et Joaquin Phoenix constitue un casting de choix mais incomparable avec le superbe choix d'acteur pour son dernier film : Le Village sorti en 2004. On y trouve Sigourney Weaver, William Hurt, Adrien Brody, et encore Joaquin Phoenix. Le film reçoit un succès très mitigé et on regrette les anciens films de Shyamalan. Toutefois, pour l'avoir vu, j'accorde que le film est différent, mais la qualité est toujours présente est l'histoire moins à frisson est également très bien écrite.

      A raison actuellement d'un film tout les deux ans, on verra Shyamalan en 2006,  avec La Jeune fille de l'Eau, dans un film fantastique adapté de l'un de ses propres contes pour enfants.

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