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  • : Etudiant à SciencesPo Paris, je reprends depuis quelques jours un blog que j'avais abandonné il y a plus d'un an... Comme mes passions n'ont guère changé, le contenu du blog ne changera guère lui non plus !

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  • : 01/04/2006
  • : Qu'est ce que c'est encore que ce blog ??? Eh bien pour faire simple, vous trouverez ici quelques critiques de films, de livres, d'arts ou de musique, des documents personnels, d'actualités, des poèmes .... bref, un petit fourre-tout !
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Fourre-tout où vous pourrez trouver tout un univers culturels principalement composé de critiques de cinéma, de livres et d'art, de poème célèbres et d'un tas d'autre chose....

 

( Parmi les différentes catégories se trouvent actuellement des articles sur :

CINEMA

ACTEURS, REALISATEURS, PERSONNALITES

LITTERATURE

POESIE

ARTS

PETITES CITATIONS DE LA SEMAINE

BONNE VISITE A VOUS TOUS !!!!!

 

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 LA CANTATRICE CHAUVE par E.Ionesco

        Souvent présenté dans le cadre scolaire, Ionesco reste le dramaturge par excellence représentatif du théâtre de l’absurde. On lui connaît en autre les pièces Rhinocéros ( un jeune homme refuse la conformité d’une société absurde où tout le monde devient un rhinocéros ), ou La Leçon, Le Roi se meurt…. N’ayant pas lu toute son œuvre, je présente ici La Cantatrice Chauve que je préfère à Rhinocéros
         La pièce se présente déjà comme une anti-pièce et au fil de la lecture, on comprend pourquoi cette dénomination. Les personnages au nombre de six sont entraînés dans des dialogues sans logique, sans intérêt, sans argument, sans sens et à la fin sans réel locuteur. On retiendra parmi tant de répliques qui resteront à la postérité, les premières phrases de Mme Smith qui soliloque sur scène : « Tiens, il est neuf heures. Nous avons mangé de la soupe, du poisson, des pommes de terre au lard, de la salade anglaise. Les enfants ont bu de l’eau anglaise. Nous avons bien mangé ce soir. C’est parce que nous habitons dans les environs de Londres et que notre nom est Smith ». L’ensemble de la pièce est construit de cette manière. L’écriture n’a point besoin de raison pour exister….
          Le titre est complètement étranger à l’histoire qui se résume ainsi : les Martin, Mme et M sont invités chez M et Mme Smith. La discussion ne parvient à démarrer et l’embarras monte amenant ainsi ces dialogues risibles. Au milieu de la pièce, intervient le pompier qui vient voir s’il n’y a pas « un petit feu de cheminée » à éteindre. Encore une fois, les conversations s’imposent…. On retiendra un long dialogue afin de savoir si lorsque l’on frappe à la porte il y a quelqu’un ou si quand il y a quelqu’un on frappe à la porte ( Socrate s’en retourne encore dans sa tombe ) ou encore la discussion des époux Martin qui pensent s’être déjà vu quelque part mais ne savent pas où….
           On rigole beaucoup surtout si l’on peut voir la pièce au théâtre mais au-delà de cela, comme toujours, le plaisir n’est pas dénué de réflexion. Ionesco nous interroge ici sur la monotonie du langage, sur l’inintérêt de nos paroles, sur la bêtise de nos raisonnements. Il tourne au ridicule des situations que nous avons tous vécu : un grand silence gênant et quelqu’un dans le groupe qui se dévoue pour lancer une phrase complètement plate…. La réflexion porte aussi sur une société qui perd une identité, où nous devenons toutes et tous des marionnettes.
Sous sa forme amusante pièce de théâtre sans queue ni tête, Ionesco bouscule les règles et réinvente une nouvelle forme du théâtre avec l’absurde. Moi j’aime beaucoup mais les traditionalistes, fervents défenseurs des règles d’unités ou de bienséance antique n’apprécient pas toujours. A comparer au niveau artistique à de l’art abstrait : on n’accroche pas du tout ou on ne parvient à décrocher….

          Note Personnelle :

         16.5 / 20

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CITATION DE LA TROISIEME SEMAINE DE MAI

 " Les médias sont le bras droit de l'anarchie" 

       Cette citation est tirée de Anges et Démons de Dan Brown et décrit une nouvelle fois une vérité indubitable : les médias ne font à chaque fois qu'envenimer la situation, on l'a vu aussi bien pour la crise des banlieues que pour celle du CPE.... Imaginons un instant un arrêt de cette sur-médiatisation de chaque problème et imaginons surtout les conséquences de cet arrêt. Certains diront alors que la liberté d'information est compromise, et d'autres que la chose est très bien comme cela car on se fiche éperdumment du nombre de voitures brûlées à Paris et en Province incitant ainsi les casseurs à toujours faire plus : un principe auto-destructeur, une gradation vers l'horreur pour des gens qui n'ont que faire de leur vie....

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 LE SIXIEME SENS par M. Night Shyamalan

           Avec : Bruce Willis ; Haley Joel Osment ; Toni Colette ; Olivia Williams…

           Le film a été largement remarqué en devenant le premier film avec Titanic à augmenter son nombre de spectateur aux USA au fil des semaines. Le bouche à oreille a donc magnifiquement bien fonctionné et en visionnant le film on comprend pourquoi : il s’agit là d’une perle de thriller comme on n'en avait pas vu depuis bien longtemps.

            A/ L’histoire :

           Le docteur Malcom Crowe ( Bruce Willis ), éminent psychologue se trouve un jour face à un enfant qui ressemble étrangement à l’un de ses anciens patients qu’il n’avait justement pas réussi à aider et qui s’était finalement suicidé après avoir tenté de le tuer. Hanté par ses échecs, le docteur sent qu’il peut et doit se rattraper en faisant tout son possible pour aider ce nouveau cas similaire. Les liens entretenus entre l’enfant et le psychologue sont d’abord distants puis au fur et à mesure le jeune garçon livre son secret : « Je vois les morts ». Fermement rationaliste, Malcom Crowe ne comprend pas ce qu’il faut faire pour aider un imaginaire qui lui échappe. Ce n’est qu’après un certain temps qu’il va comprendre l’inexplicable et la vérité foudroyante qui s’y rattache….

            B/ La réalisation :

            Avant ce film, nul ne connaissait le nom de cet Américain d’origine indienne : M. Night Shyamalan. Aujourd’hui, n’importe qui peut vous ressortir sa filmographie ou au moins son plus grand succès : Sixième Sens. Disposant d’un budget ridicule, le jeune réalisateur ne désespère pas et après avoir peaufiné son script commence son casting. Il demande sans oser l'espérer à Bruce Willis d'incarner le psychologue et celui-ci, enchanté par le scénario accepte de suite sans se soucier plus que de mesure du budget. Le mythe est en marche…. La réalisation peut commencer pour donner l’un des films tourné avec le plus de finesse et de soin. Maîtrisant parfaitement les astuces du suspense à la Hitchcock, le réalisateur nous maintient en haleine et on ne décroche pas une seule seconde.
           Le film est à visionner deux fois : la première en se laissant porter par le scénario et la seconde fois en analysant l’objet de la duperie, pour se dire que décidément ce Shyamalan est vraiment très très fort.

            C/ Les acteurs :

           Le casting est fort alléchant et on peut penser que sans tous ces acteurs magnifiques l’impact n’aurait pas été le même. Si comme je l’ai dit précédemment, Bruce Willis a immédiatement accepté le rôle, il restait encore un acteur de premier plan à mettre dans la peau du petit enfant. L’interprétation de ce jeune homme pouvait gâcher tout le film ou en faire à jamais un film culte. En choisissant Haley Joel Osment, que l’on a pu voir dans Forrest Gump, le film est devenu cultissime. Son interprétation est digne des plus grands. On ressent dans chaque scène exactement les sentiments qu’il faut, le ton est toujours juste…. Bref, un respect énorme pour ce jeune acteur.

           D/ Avis Personnel :

           Vu et revu, on ne se lasse jamais de ce film. Tout y est juste et fin. Sans doute le meilleur film de Shyamalan et l’un des meilleurs film de ces dernières années. Quand le générique tombe, ce fameux sixième sens et ses conséquences vient vous tarauder dans l’esprit et vous remue dans vos certitudes. La fin est tout simplement sublime et donne une dimension supérieure à ce premier long-métrage remarqué d’un réalisateur que l’on reverra avec Incassable en compagnie du même Bruce Willis et de Samuel L. Jackson.
Malgré une vision assez manichéenne, on se prend au jeu sans être assailli d’effets spéciaux ou de scènes glauques et on ne regrette pas d’avoir passé 100 minutes devant la télévision pour un tel chef-d’œuvre !

             E/ Secrets de Tournages :

            _ Comme dans chacun de ses films, Shyamalan apparaît brièvement. Cette fois-ci, il prend le rôle du médecin qui s’entretient un moment avec la mère de Cole.

            _ La couleur rouge revêt ici une importance particulière. Pendant le tournage, toute l’équipe était aux aguets pour enlever le moindre objet rouge inopportun. Durant une seconde vision, on s’aperçoit que tout ce qui est rouge appartient à « l’autre monde ».


            F/ Note Personnelle :

            18.5 / 20

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METAPHYSIQUE DES TUBES par A.Nothomb

          Présenté comme un roman ( ce qui permet à l'auteur de ne point se soucier de sembler crédible ), Métaphysique des tubes peut être classée comme une autobiographie sans l'ombre d'un doute. Elle-même durant une des interviews dont elle est friande, a déclaré qu'il s'agissait en effet de sa biographie. Mais c'est un écrit de vie bien particulier car il ne concerne que les trois premières années de sa vie. Une vie déjà mouvementée et ponctuée de traits d'esprits et de passages métaphysiques que l'on ne soupçonnerait pas à cet âge... Comme elle nous y a maintenant habitué, Amélie Nothomb manie toujours à merveille l'humour et la réflexion servie par un vocabulaire très simple mais si juste ( elle est diplomée en philologie et ses jeux de mots nous le prouve ).
           La vision de cette petite enfance sert parfaitement les théories de Freud ou de Lande : le très jeune âge demeure extrêmement important pour la construction d'une personne. En restant immobile, n'ayant pas le pouvoir de la parole et n'ayant point encore découvert le plaisir, la très jeune fille est comparée à Dieu qui se suffit à lui-même et à une Plante ou un Tube, se contentant en effet à quelques fonctions essentielles ( déglutition, digestion, excrétion ). C'est avec le plaisir que naît vraiment l'enfant et c'est grâce à ce plaisir, en poursuivant un rêve épicuriste de découverte que grandit cet enfant. L'auteur nous apporte également une théorie déjà développée dans d'autres oeuvres sur l'importance des sens ( la madeleine de Proust n'est pas si loin.... ). A travers autant d'anecdotes drôles et entrapinantes, Amélie Nothomb nous entraîne dans sa vie palpitante et on en redemande !
          Si le style est le bien le même, l'écrivaine nous offre ici une autre facette de son talent. Que l'on aime ou non la personne, il est indéniable que l'auteur de Stupeurs et Tremblements affirme encore un peu plus son statut de grand nom de la littérature contemporaine.
          Thierry Gandillon dans L'Express résume d'ailleurs très bien le fond de l'oeuvre : " Amélie a trois ans, sa vie est un roman. Déjà. "

          Note Personnelle : 16 / 20

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