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  • : 01/04/2006
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Fourre-tout où vous pourrez trouver tout un univers culturels principalement composé de critiques de cinéma, de livres et d'art, de poème célèbres et d'un tas d'autre chose....

 

( Parmi les différentes catégories se trouvent actuellement des articles sur :

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PETITES CITATIONS DE LA SEMAINE

BONNE VISITE A VOUS TOUS !!!!!

 

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Martin SCORSESE 

               On continue la tournée des plus grands réalisateurs et dans la foulée de Stanley Kubrick, Tim Burton ou Quentin Tarantino, je me dois de présenter l’un des plus grands réalisateurs contemporains qui a été récompensé de l’Oscar du meilleur réalisateur il y a seulement quelques années avec Les Infiltrés. Sa filmographie n’est pourtant pas dénuée de chef-d’œuvre et de talent.

            Depuis son adolescence, Martin Scorsese est mordu de cinéma, fréquente très régulièrement les salles obscures et dévorent tous les films qui lui passent entre les mains. Il souhaite un temps devenir peintre puis même peintre avant d’entamer ses études à l’Université de New York où il tourne ses premiers courts métrages. Les premiers succès vont arriver assez rapidement.
            Le film qui va le faire connaître marque toutes les caractéristiques du style scorsesien. Ce film, c’est le sombre récit de Taxi Driver en 1977. Robert de Niro, pour sa première collaboration avec le grand cinéaste américain, incarne un jeune adulte épris d’une prostituée encore mineure qui se met en tête de tuer l’un des prétendants à l’investiture américaine. Le film est une spirale dans la noirceur de nos sociétés et de l’âme humaine. Son esthétique et son rythme est sans le moindre reproche entre la crête de l’acteur, le taxi immonde qui suit tout le film et les tentatives de faire sortir son pistolet en un geste de bras. Un talent est né et il est repéré et récompensé de la Palme d’Or à Cannes. 
            Son second film indispensable apparaît seulement 4 ans après son premier succès avec Raging Bull. De nouveau, c’est Robert de Niro qui obtient le rôle principal et de nouveau, on retrouve la descente aux enfers, la spirale et le modèle de l’anti-héros assez détestable mais qui transpire de vérité et de force. Le film est sorti en noir et blanc et dupe le monde entier par sa puissance et le choc provoqué.
            Dans un quatrième acte, Martin Scorsese se tourne vers le genre de film qui en fera une référence dans l’histoire du cinéma et une référence en matière de film de gangster. Aux prestations grandioses de Robert de Niro qui reste fidèle à son mentor (il nous offre le fameux et l’inimitable « You’re talking to me ? »), s’ajoutent les jeux démantibulés et complètement incontrôlable mais absolument délectables de Joe Pesci. Ce quatrième acte est celui qui voit la sortie des Affranchis ou de Casino, plébiscités aussi bien par la presse que par le public qui trouve un film à la hauteur de Scarface.
            On a adoré le duo De Niro/Scorsese et on exulte avec le nouveau duo Di Caprio/Scorsese. Trois films parsèment cette nouvelle collaboration : un film biographique mégalomaniaque qui reprend la thématique scorsesienne de la spirale vers le fond, Aviator ; une tranche de l’histoire américaine mais surtout un face à face exceptionnel entre Di Caprio et Daniel Day Lewis, Gangs of New York ; et le retour aux amours anciens du film de gangster avec le remake hongkongais, Les Infiltrés qui permet enfin au réalisateur d’obtenir la récompense ultime de meilleur réalisateur.

              Ce que l’on peut retenir des films de Martin Scorsese tient en quelques points : une collaboration fidèle avec deux acteurs d’exception qui subliment chacun de ses films ; l’idée d’une montée en puissance, en gloire, d’une apogée délicate et d’une descente irrémédiable vers les enfers, la mort ou le déshonneur et l’échec ; un univers très masculin, souvent très virile et même rustre… C’est un cinéma inimitable que l’on espère voir perdurer !

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LE LIVRE DE SABLE, par Luis Jorge BORGES

 

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                « Ce livre comporte treize nouvelles. Ce nombre est le fruit du hasard ou de la fatalité _ ici les deux mots sont strictement synonymes _ et n’a rien de magique. »

                Auteur argentin peu connu en Europe mais pourtant considéré comme une figure majeure de la littérature du XXe siècle, c’est sans très bien savoir sur quoi j’allais tomber que j’ai ouvert et commencé à lire ce petit recueil de nouvelles. Aujourd’hui, je ne peux dire que je le regrette car lire les nouvelles de Borges, c’est vraiment se plonger dans l’inconnu et découvrir de nouvelles perceptions du monde, découvrir de nouvelles sensations.

                L’auteur utilise le quotidien, lui ajoute un brin de rêve, de songe et de fantastique et obtient une mixture que l’on connaît trop peu. Certaines de ses nouvelles sont plutôt difficiles à appréhender mais dans le choix qu’il nous offre, il ne peut y en avoir aucune qui ne nous touche. Dans mon cas, je retiens deux de ces nouvelles qui m’ont particulièrement plus :

·         L’Autre : rêvassant sur un banc public, l’auteur qui est ici le narrateur rencontre l’autre, c’est-à-dire lui-même dans une projection dans le futur. La discussion tourne d’abord dans un sens de joute verbale pour tenter de mettre à défaut l’autre et lui montrer qu’il n’est pas vraiment José Luis Borges. L’autre évite chacun de ces pièges et la discussion se tourne alors vers d’autres centres d’intérêt comme la littérature. C’est en y repensant que le narrateur réalise de nombreux anachronismes dans la présentation de l’autre et arrive à la conclusion d’un songe très réel.

·         There are more things : il est ici question d’une maison dont la légende rapporte qu’elle a été le lieu d’étranges phénomènes. Curieux, l’auteur tient à entrer dans cette maison puis, se sentant un intrus et ne voulant attendre le retour de l’hôte, il décide de partir. C’est au moment de pose le pied sur l’escalier qu’il entend un bruit. La dernière phrase résume à merveille le style de Borges : « La curiosité l’emporta sur la peur et je ne fermais point les yeux ».

 

Note Personnelle :

                16 / 20

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AMERICAN BEAUTY



 

                Ce film fait parti du cinéma hollywoodien que l’on aimerait bien voir plus souvent : des acteurs doués, un scénario, une narration et une réalisation originaux et une pointe de mauvaise foi assez délicieuse…

 

                A/ L’histoire :

                En une phrase, c’est la dernière semaine de Lester Burnham qui nous annonce dès les premières minutes qu’il va mourir à la fin du film. Reste donc à savoir comment il va mourir et pourquoi… Mais on se rend vite compte que ce ne sont pas ces questions qui sont intéressantes (le film n’est clairement pas un film policier ou un quelconque thriller) car ce qui donne la substance au film, c’est plutôt : que va faire Lester durant les quelques jours qui vont précéder sa mort avec son extension logique : et nous que ferions-nous ?

                Habitant dans le stéréotype renforcé et hyperbolisé de la banlieue américaine bourgeoise et tranquille, le narrateur vit une existence morne entre un travail qu’il n’aime pas, une femme qui ne l’aime plus et une fille qui le déteste… C’est en abandonnant tout ce qui constituait jusqu’alors son quotidien que Lester va nous faire découvrir de nombreux moments de jouissances dans les quelques jours qui lui restent à vivre.

 

                B/ La réalisation :

                Elle prend le pari d’une narration à la première personne avec un narrateur omniscient et ça fonctionne vraiment très bien. Le personnage de Lester est plutôt attachant et on adhère donc facilement à son histoire. Concernant la mise en scène et les décors, tout est absolument parfait et plus particulièrement la maison des Burnham qui est un modèle de pavillon bien entretenu avec des rosiers toujours bien coupés, un décor intérieur symétrique renforcé par les plans stricts de la caméra.

 

                C/ Les acteurs :

                Celui qui ressort grandit de ce film est sans conteste Kevin Spacey. Après avoir tourné déjà avec Sam Mendes dans Seven, l’acteur nous offre une seconde prestation de haut vol avec un personnage loufoque, attendrissant et terriblement attachant. Annette Bening qui joue sa femme dans le film est elle aussi tout simplement parfaite en ménagère quadragénaire tentant de maintenir un voile de bonheur et surtout d’ordre dans la famille. Seule la fille Burnham, Thora Birch est plutôt mauvaise selon moi avec un jeu franchement fade et sans grand intérêt.

                Enfin, on retient la prestation du colonel Fitts, ambiguë dans son rôle de retraité de l’armée bourru, austère, nazi et homophobe que l’on découvre ensuite homosexuel refoulé…

 

                D/ Avis Personnel :

                Le film a souvent était comparé à la série télévisée Desperate Housewives et la comparaison est selon moi tout à fait valable tant du point de vue du genre (comédie grinçante) que du style du film (personnage parfois horribles mais toujours attachants et décors de banlieue chic et en apparence parfaite mais qui cache toute une ignominie que l’on aurait soupçonnée).

                Je retiens quant à moi une scène que j’ai trouvé magnifique, c’est celle dite du « sac plastique » où Ricky Fitts montre une cassette sur laquelle il avait filmé un sac plastique se débattant et jouant avec le vent : c’est simple voire simpliste mais plutôt réussi.

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                E/ Note Personnelle :

                17.5 / 20

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LA LIBERTE GUIDANT LE PEUPLE, par Eugène Delacroix

 

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Ce tableau est l’un des plus connus en France et il est vrai que lorsqu’on se rend au Musée du Louvres, on y trouve toujours un attroupement se pressant autour de la toile. Cette renommée me semble tout à fait cohérent étant donné qu’il est pleinement constitutif de notre histoire et qu’il est simplement magnifique à regarder esthétiquement même pour des yeux non-avertis et amateurs.

                A/ Le peintre :

                Eugène Delacroix est de son vivant déjà l’un des peintres les plus respectés de la France du XIXe siècle. Peintre romantique, il est attiré par les idéaux nationalistes et libéraux que l’on retrouve dans sa toile à travers une symbolique prégnante. Peintre engagé, il associe les actes aux pensées et s’engagera notamment en faveur de l’indépendance de la Grèce jusqu’à la bataille de Navarin en 1827. De cet engagement, on retient sa toile révoltante des massacres de Clio. Cette toile qui l’accompagnera jusqu’à la postérité est de la même veine.

                B/ Le contexte historique :

                Charles X a succédé depuis 7 ans à Louis XVIII et exerce un pouvoir de réaction beaucoup plus fort que son prédécesseur. Que ce soit sous le gouvernement de Villèle, le gouvernement de Martignac, trop modéré et déplaisant autant aux ultras plus royalistes que le roi qu’aux libéraux ou constitutionnels qui s’engagent en faveur de la Charte de 1814 qui accordait les libertés essentielles tout en prétendant « renouer la chaîne du temps », ou le gouvernement Polignac fermement réactionnaire (le marquis étant lui-même un ancien émigré revenu après la Chute de Bonaparte), les acquis de la Révolution sont brimés. Ce sont d’abord les députés qui se révoltent avec l’Adresse des 221 qui réclame une correspondance entre la majorité à la Chambre (à cette époque libérale) et la formation du gouvernement (à cette époque ultra). Le roi répond à cela par quatre ordonnances et les barricades se dressent le lendemain dans la capitale contre ce régime trop réactionnaire : ce sont les Trois Glorieuses ou la Révolution de Juillet. Durant cette révolution, libéraux favorables à la monarchie, orléanistes soutenant le roi Louis-Philippe et républicains en petit nombre se disputent la place à prendre. Fortement républicain, Delacroix peint cette révolution et c’est avec virtuosité qu’il nous offre son interprétation.

                C/ L’œuvre :

                Gigantesque par sa taille (plus de 8 mètres carrés), le peintre utilise de nombreux symbole. Le plus marquant est bien entendu celui de la Liberté, figure future de la Marianne avec son bonnet phrygien, son drapeau de paix qui mêle le blanc, couleur de la royauté, au bleu et au rouge, couleur de la capitale et qui représente plus largement la paix dans l’acquis des libertés. Plus symbolique encore, les deux personnages à sa droite qui représente l’union du peuple et de la bourgeoisie contre la monarchie de Charles X.

                Dans sa dynamique, le peintre représente cette révolution sous un angle mélioratif et dans le sens d’une continuité (le mouvement va logiquement de gauche à droite) et d’un progrès (il va vers l’avant avec des personnages fiers). Dans ses teintes, il reprend la logique romantique avec une fusion de couleurs chaudes orientales qui rappellent ses peintures grecques.

                D/ Avis Personnel :

                Au-delà de toute interprétation, ce tableau m’inspire tout simplement par sa grandeur et sa beauté. Sa symbolique de combat pour la liberté ne fait que renforcer la force de l’ensemble.

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